✨ Parenthèses – Comme une pause dans le flot de mes pensées.
Est-ce que ça t’est déjà arrivé de donner ton avis avec de bonnes intentions, mais de te rendre compte que ce n’était pas le bon moment… ni la bonne personne ? Moi, oui. souvent. Et ça m’amène à cette question un peu piquante : suis-je la conne de quelqu’un ?
La peur d’être « la conne de quelqu’un »
Il paraît qu’on est toujours la conne de quelqu’un. Et parfois — trop souvent — je me demande si ce n’est pas moi. La graphiste reloue. Celle qui ouvre sa bouche quand il vaudrait mieux se taire. Celle qui pense bien faire mais qui agace, qui heurte, qui dépasse une ligne invisible.
Ces moments où je doute de ma place
J’ai cette tendance à voir rapidement ce qui cloche, ce qui pourrait être ajusté, optimisé. J’ai un regard qui va droit au but, sans détour, sans sucre autour. Et dans ma tête, c’est toujours dans l’intention d’aider. Mais dans les faits, ce que j’offre peut ressembler à un jugement, à une critique, à une remise en question non sollicitée.
La frontière invisible entre aider et déranger
Je parle, j’écris, je réagis, parfois dans un commentaire, parfois en message privé, parfois dans une story. Parce que je crois lire une porte entrouverte. Un « j’aimerais ton avis », et je débarque avec mes pavés de mots, mes angles d’analyse, mes suggestions. Alors que parfois, cette phrase ne veut rien dire de plus qu’un automatisme de langage et moi je projette un besoin d’aide là où il n’y avait qu’un partage. Une envie de dire, pas de recevoir.
Mon regard sans filtre
Là, je me demande : est-ce que je suis la conne de quelqu’un ? celle qu’on n’a pas invitée dans la conversation. Celle dont les mots piquent, même si l’intention était douce. Celle qui croit bien faire mais qui encombre plus qu’elle ne soulage.
L’intention d’aider qui se transforme en jugement
ça me renvoie à un vieux souvenir. Un ancien confrère du web. Il me parlait comme s’il savait mieux que moi. Il corrigeait tout. Il jugeait mes choix. Il me disait comment faire, comment être.
Quand je projette un besoin là où il n’y en a pas
Un jour, il a franchi une ligne. Il m’a humiliée publiquement. M’a traitée d’amatrice, de gamine. M’a remise à ma place comme on le ferait avec quelqu’un qu’on veut éteindre.
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Nous en avons discuté en OFF, je lui ai partagé mon ressenti, il s’est excuser et j’ai coupé les ponts car il avait franchie la limite !
Le miroir du passé
Aujourd’hui, je m’interroge : est-ce que j’ai reproduit, sans le vouloir, ce qu’il m’a fait vivre ? Est-ce que je suis devenue pour quelqu’un ce qu’il était pour moi ?
Ce confrère qui m’a humiliée
Si c’est le cas, je veux dire pardon. Pas parce que je suis fautive d’avoir eu envie de contribuer, mais parce que j’ai oublié une chose essentielle : on ne dépose pas un avis sur le pas de porte de quelqu’un sans y avoir été invitée clairement.
La crainte de reproduire ce que j’ai subi
Je crois que ce serait si simple — et plus juste — de demander avant de partager. Veux-tu un retour ? Veux-tu un regard extérieur ? Veux-tu une piste, une suggestion, une expérience vécue ? Parce que parfois, les gens veulent juste être entendus. pas corrigés. Ils veulent exister dans leurs maladresses, leurs doutes, leurs essais.
Vers une présence plus juste
Je ne veux pas être la conne de quelqu’un (du moins pas involontairement). Je veux être une présence juste, sincère, constructive. Mais seulement pour celles qui en ressentent l’élan.
